NattyGann & Co

Blog à part...elle est pas belle la vie ?!

12 juin 2007

Une vache peut en cacher une autre !

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"Les vaches" 

les vaches dans les prés
il faut le voir de loin
elles broutent plein de l'herbe
et puis les fleurs du foin
elles se melent avec les mouches
qui les aiment meuh meuh
qui leur chient dans les oreilles
et aussi dans les yeux 

meuh meuh meuh font les vaches
les vaches font meuh meuh
{x2} 

quand au petit matin
arrive le fermier
y a la chef des vaches
qui l'entend arriver
et la chef des mouches
suit la chef des vaches
ouvre les portes
pour brouter c'est leur hash 

meuh meuh meuh font les vaches
les vaches font meuh meuh
meuh meuh meuh font les vaches
les vaches font meuh meuh 

elles broutent, elles mangent, elles machent la pelouse
et le soir dans les prés elles nous offrent les bouses
et puis faut les rentrer pour prendre le bon lait lait
les trayeuses sont branchées c'est la fin de la journée 

chin chin font les vaches chin font chin chin
meuh meuh meuh font les vaches
les vaches font meuh meuh 

on ne trait pas les mouches
car elles n'ont pas de lait
et puis que les trayeuses ca ne sait pas voler
mais les vaches qui n'ont pas de lait
ont leur coupe le kiki
c'est ce que t'as chez leclerc
et puis bon appetit 

--
Marcel et son orchestre

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Julien DUPRE - (1851 - 1910)

"Femme et vaches par l'eau"

nattygann

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05 juin 2007

Emile Verhaeren

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LE MOULIN

Le moulin tourne au fond du soir, très lentement,
Sur un ciel de tristesse et de mélancolie;
Il tourne et tourne, et sa voile couleur de lie
Est triste et faible et lourde et lasse, infiniment.

Depuis l’aube, ses bras, comme des bras de plainte,
Se sont tendus et sont tombés; et les voici
Qui retombent encor, là-bas, dans l’air noirci
Et le silence entier de la nature éteinte.

Un jour souffrant d’hiver sur les hameaux s’endort,
Les nuages sont las de leurs voyages sombres,
Et le long des taillis qui ramassent leurs ombres,
Les ornières s’en vont vers un horizon mort.

Autour d’un vieil étang, quelques huttes de hêtre
Très misérablement sont assises en rond;
Une lampe de cuivre éclaire leur plafond
Et glisse une lueur aux coins de leur fenêtre.

Et dans la plaine immense, au bord du flot dormeur,
Ces torpides maisons, sous le ciel bas, regardent,
Avec les yeux fendus de leurs vitres hagardes,
Le vieux moulin qui tourne et, las, qui tourne et meurt.

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